Chapitre 462 – Erreur
Chapitre 462 – Erreur
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
« Aurora ! Tout droit devant toi, à 10 heures ! »
Le cri d’Atticus fut immédiatement suivi par sa course effrénée à travers la forêt dans une autre direction.
Aurora avait depuis longtemps repris ses esprits. Malgré la vague d’eau qui enveloppait tout son corps, elle n’était pas mouillée d’un seul centimètre.
Un genou et une main au sol, Aurora avait l’esprit en ébullition, la tête tournée dans la direction indiquée par Atticus. De la mana se forma dans les jambes d’Aurora, et la terre se déforma lorsqu’elle bondit en avant.
La longue et massive silhouette d’un fusil de sniper noir tremblait sous les mains de son utilisateur.
Le porteur, un garçon présentant toutes les caractéristiques d’un membre de la famille Alverian, détourna son regard de la lunette, les yeux tremblants et les dents claquant.
Le corps tremblant, il posa ses mains sur l’écouteur de son oreille droite et parla frénétiquement
« Luther ! Je t’avais dit qu’on aurait dû ignorer la cible ! On a échoué et maintenant il m’a trouvé, putain ! » Le garçon parlait tout en sautant de l’arbre sur lequel il était perché.
« Arrête de pleurnicher comme un bébé ! Moi aussi, je suis poursuivi ! Je pensais vraiment qu’on pouvait l’avoir. Réfléchis, ses pouvoirs étaient limités, tout comme les nôtres ! » Une voix exaspérée répondit à l’autre bout du fil, suivie du bruit des coups de feu.
« Je pleurniche comme un bébé ? C’est toi qui pleurniches comme un bébé ! Tu peux parler, c’est parce que tu n’as pas ce putain de monstre aux cheveux blancs à tes trousses ! Ahhh, je n’aurais pas dû t’écouter ! J’aurais dû suivre mon instinct, putain ! » Il continua à vociférer tout en courant à toute vitesse à travers la forêt, son arme fermement calée dans son dos.
« Attends, pourquoi je n’entends pas de coups de feu… Tu t’enfuis ?! » s’écria soudain Luther.
« T’es sourd ou t’as rien dans la cervelle ?! Je viens littéralement de te dire que le monstre aux cheveux blancs, celui qui a battu les 100 meilleurs combattants de deuxième année en une seconde, est à mes trousses ! »
« Alors qu’est-ce que… »
« Ferme ta gueule ! C’est moi qui aurais dû être le chef à ta place ! Si ça avait été le cas, je n’aurais pas pris cette décision idiote ! » Zack tourna la tête vers l’arrière pour essayer d’évaluer la distance qui le séparait d’Atticus et fut choqué de voir qu’il n’y avait personne derrière lui.
Mais il ne se laissa pas tromper ; il ne ralentit pas d’un pas et accéléra même encore plus, tout son corps tendu.
Le cœur battant à tout rompre dans sa poitrine, il continua :
« Luther ! Je te jure que s’il m’attrape et me fait mourir dans d’atroces souffrances, je te le ferai payer quand on sera de retour à la division… »
« Où vas-tu ? »
Le cerveau de Zack sembla se figer, son cœur qui battait à toute vitesse s’arrêta brusquement. Il resta bouche bée, le regard figé et fixé devant lui.
Ironiquement, malgré tout ce qui se passait simultanément, ses pas ne s’arrêtèrent pas une seule fois. Il continuait à courir à toute vitesse.
Les mots sonnaient froids, aussi glacials que la glace. Beaucoup d’étudiants, en particulier ceux qui n’appartenaient pas à la section des leaders, n’avaient jamais entendu Atticus parler en vrai, seulement à travers l’enregistrement.
Zack avait toujours pensé qu’Atticus avait une voix diabolique, mais il s’était complètement trompé. Il ne parlait pas comme le diable ; le diable aurait eu une voix persuasive, essayant de convaincre et d’inciter à faire quelque chose de terrible.
Mais en l’entendant maintenant en vrai, Zack réalisa qu’il avait la voix d’un faucheur. Chaque mot semblait être une demande, non, une exigence pour qu’il lui rende sa vie.
Zack ne voulait pas se retourner, mais il savait qu’il le devait, même si l’idée de voir les yeux bleus perçants d’Atticus était pour le moins effrayante.
Heureusement pour lui, il n’eut pas à le faire. Avant qu’il n’ait pu formuler son prochain mouvement, un coup de pied frappa le côté gauche de son visage.
Zack eut à peine le temps de sentir son os zygomatique se briser, ses dents se fendre et le côté gauche de son visage se déformer sous le poids du coup avant que son corps ne soit projeté sur le côté, brisant les arbres robustes dans un bruit sourd et brutal.
Mais son calvaire n’était pas terminé.
Une grande masse d’eau enveloppa soudainement Zack, qui avait été stoppé par un grand arbre. Ses bords étaient si lisses et fermes qu’il était évident que rien ne pouvait y entrer ou en sortir facilement.
Une partie de l’eau commença à se teinter de rouge lorsque le sang qui coulait de la bouche de Zack se mélangea à l’eau. Il ouvrit les yeux avec difficulté et vit Atticus debout juste devant lui, le fixant d’un regard glacial.
‘Je te jure que je te paieras pour ça, Luther’, pensa Zack, les yeux remplis de larmes.
C’était la seule chose à laquelle il eut le temps de penser avant d’épuiser le peu d’air qu’il lui restait, ses deux bras se crispant autour de son cou alors qu’il commençait à se noyer.
Atticus observa la scène d’un regard froid, sans prononcer un mot. ‘C’est le moment idéal pour vérifier si l’artefact nous protège toujours de la mort’.
Atticus avait déjà été témoin de la cruauté de l’académie à plusieurs reprises. Ils utilisaient littéralement une autre race humaine comme cibles vivantes pour entraîner leurs jeunes ; c’était de la cruauté à l’état pur.
Atticus ne serait pas trop surpris s’ils considéraient cela comme une réalité. Il devait vérifier pour s’en assurer.
Quelques instants passèrent et Zack cessa de se débattre, son corps complètement inerte flottant dans la bulle d’eau, sans vie.
Son artefact s’illumina soudainement d’une lueur dorée, enveloppant Zack, qui disparut alors de la boule d’eau.
‘On dirait qu’on est toujours en sécurité’.
Arrivé à cette conclusion, Atticus trouva rapidement l’arme que Zack avait utilisée pour l’attaquer, la ramassa, puis se retourna et se dirigea vers l’endroit où il avait envoyé Aurora.