Chapitre 443 – Silhouette
Chapitre 443 – Silhouette
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Lorsque Atticus aperçut les silhouettes imposantes des individus vêtus d’élégantes combinaisons de combat futuristes violettes, le monde sembla ralentir tandis qu’Atticus aiguisait sa perception au maximum de ses capacités dans son état affaibli.
Aucun mot ne fut prononcé ; ils avaient tous déjà tenté de tuer Atticus, et c’était tout ce qui comptait.
Atticus regarda chacun d’entre eux appuyer lentement sur la gâchette de son arme, les canons s’illuminant d’une lueur cramoisie, quatre faisceaux laser distincts se dirigeant vers la silhouette d’Atticus.
L’esprit d’Atticus tournait à toute vitesse, son regard se déplaçant rapidement tandis qu’il calculait la trajectoire exacte de chaque tir.
Avec des mouvements rapides comme l’éclair, les mains d’Atticus sur le sol se crispèrent soudainement, ses jambes se tendirent alors qu’il se propulsait en avant, sa silhouette s’ajustant brusquement dans une position inconfortable dans les airs.
Ce qui se passa ensuite fut incroyablement déconcertant pour les quatre hommes, car chacun de leurs tirs précis, chacun visant des points faibles, manqua sa cible comme s’ils n’osaient pas toucher un seul centimètre du corps d’Atticus.
Les hommes n’étaient pas des novices ; voyant que leurs tirs avaient manqué leur cible, ils lancèrent chacun des tirs rapides et précis sur Atticus, chacun menaçant de le transformer en gruyère.
Mais les mouvements d’Atticus étaient courts et délibérés, trop élitistes et bien coordonnés, esquivant chacun des tirs avant même qu’ils ne quittent le pistolet.
La riposte d’Atticus fut rapide, sa main droite se déplaçant rapidement sur le côté, quatre pierres dures apparaissant entre chaque doigt.
Les yeux d’Atticus se plissèrent, son regard se posant sur ses cibles.
Sans hésiter, il canalisa son mana dans chaque pierre, sa main se contractant alors que celles-ci fendaient l’air à une vitesse supersonique, apparaissant instantanément à quelques centimètres de l’entrejambe de chacun des assaillants.
Peu importe à quel point un individu, en particulier un homme, était bien couvert ou armé, il y avait toujours un endroit sur son corps que 99 % des hommes tenteraient de défendre s’ils étaient menacés : leur entrejambe.
Même si les pierres imprégnées de mana, en particulier les plus faibles comme celles qui allaient les frapper, n’étaient pas assez puissantes pour infliger des dommages ou des blessures à leurs cibles, leur esprit n’y pensa même pas et ils retirèrent tous leurs mains de la gâchette, couvrant rapidement leur entrejambe comme si leur vie en dépendait.
C’était un réflexe complètement instinctif, une réaction qu’Atticus avait parfaitement anticipée depuis le début.
Ce fut une ouverture très brève, une opportunité qu’Atticus saisit sans hésiter.
La jambe d’Atticus se tendit, le mana se concentrant dans ses membres. Tout son corps vibra de puissance avant qu’il ne s’accroupisse et ne se propulse en avant.
Les mouvements d’Atticus étaient rapides et précis ; son corps semblait presque en apesanteur, ses pas rapides ne laissant aucune trace sur le sol.
Il apparut instantanément, suspendu dans les airs au-dessus de l’assaillant situé à l’extrême droite, un coup de pied circulaire imprégné de mana à quelques centimètres du cou de son adversaire.
L’impact fut décisif et impitoyable. Malgré la combinaison de combat qu’il portait, son cou avait toujours été l’un des nombreux points faibles de son corps.
Avec un claquement sec, la force du coup de pied lui tordit le cou dans un angle anormal, avant de le propulser sur le côté, le projetant dans les airs comme une poupée de chiffon et le faisant s’écraser contre les arbres voisins dans une série de chocs assourdissants, avant de s’effondrer sur le sol, sans vie et immobile.
Atticus ne laissa pas son élan se perdre, même pas une seconde ; d’un rapide mouvement dans les airs, il s’empara de l’arme de l’ennemi qu’il venait de tuer, prenant instantanément la même position que ceux qu’il avait vus auparavant.
Avant que l’un d’entre eux n’ait le temps de réagir, Atticus tira trois coups de feu, trois détonations brutales qui résonnèrent dans la zone une seconde plus tard.
Chacun des assaillants avait un trou dans le cou, à un endroit si précis que même le tireur le plus habile aurait dû avoir une chance incroyable pour réussir trois tirs consécutifs comme Atticus venait de le faire.
Cependant, malgré cet exploit incroyable, Atticus ne montrait aucune joie. Tout au long du combat, son regard était resté froid.
Atticus atterrit doucement et pivota instantanément, levant son arme et visant le premier assaillant qu’il avait neutralisé plus tôt d’un coup de pied dans le cou.
Il resta immobile, comme sans vie, mais Atticus ne prenait aucun risque, surtout pas maintenant.
Le bruit de deux coups de feu retentit, chacun d’eux transperçant le cou de l’assaillant immobile.
Atticus fit de même avec les autres hommes qu’il avait abattus initialement, tirant sur chacun d’eux pour s’assurer qu’ils étaient bien morts.
Après quoi, il s’adossa à un arbre et prit une profonde inspiration pour essayer de comprendre tout ce qui venait de se passer.
‘Est-ce toujours le sommet des chefs ou quelque chose s’est-il passé ?’
Tout ce qui s’était passé jusqu’à présent était tellement déroutant qu’Atticus était obligé de croire qu’il y avait quelque chose qui clochait.
S’il n’avait pas été là, Atticus doutait que l’un des autres étudiants ait survécu à cette situation. Il n’essayait pas de se vanter, c’était un simple constat.
À part cela, un autre sentiment le taraudait, mais Atticus l’avait enfoui au plus profond de lui-même. Ce n’était pas le moment de se laisser distraire.
‘Aurora.’
Atticus expira profondément. Mais avant de rejoindre Aurora, il voulait vérifier l’identité des assaillants et, avec un peu de chance, récupérer leurs combinaisons.
« Tu es fort. »
Alors qu’il s’apprêtait à bouger, Atticus se figea brusquement en entendant une voix provenant du sommet de l’arbre sur lequel il s’était reposé.
Elle semblait robotique, comme si elle avait été émise par une machine.
Sans même se retourner, Atticus se précipita à toute vitesse, mettant une distance suffisante entre lui et l’arbre.
Une fois à bonne distance, Atticus se retourna rapidement pour voir qui ou quoi venait de parler, se penchant en avant.
L’instant d’après, le regard d’Atticus se troubla lorsqu’il aperçut la silhouette.