Chapitre 401 – Hauteur
Chapitre 401 – Hauteur
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
C’était comme si le temps s’était arrêté, chacun des élèves se déplaçant à la vitesse d’un escargot.
Le seul qui semblait avoir une certaine lucidité dans la pièce était Atticus, ainsi que l’instructeur qui se tenait à côté de lui, l’air calme, n’ayant aucune intention d’intervenir.
Aucun des élèves n’avait la possibilité de réagir ; aucun d’entre eux n’avait même la possibilité de comprendre ce qui se passait.
Atticus était le seul à bouger à ce moment-là, et avec son incroyable vitesse qui laissait un énorme cratère là où il se tenait auparavant, sa silhouette apparut devant Dell comme un fantôme, sa vitesse était si rapide que les courants d’air autour de sa silhouette devinrent visibles lorsqu’ils se séparèrent là où il venait de se matérialiser, le bureau devant Dell s’effondrant sous la force intense.
La main droite d’Atticus se projeta vers l’arrière et déchaîna un coup de poing sur Dell l’instant d’après.
Son coup de poing atterrit avec le poids d’une météorite, faisant un cratère dans le ventre de Dell avec un craquement qui fit trembler ses os.
Pour Dell, c’était comme si un marteau avait percuté son corps, son corps se penchant en avant, la force pure du coup de poing le pliant à la taille, envoyant un monde de douleur à travers sa forme.
Mais Dell n’eut même pas le temps de comprendre complètement la douleur car l’instant suivant, Atticus ramena sa main tendue du coup de poing précédent.
Sa main gauche s’éleva tandis que sa droite descendait, se déplaçant à l’unisson comme les mouvements fluides d’un maître de kung-fu. Les deux jambes d’Atticus se tendirent, solidifiant sa position.
Puis, d’un mouvement rapide et précis, son poing droit s’était élevé en arc de cercle, délivrant un uppercut aux proportions cataclysmiques sur la tête tendue de Dell, le bruit des jointures rencontrant la chair résonnant comme un coup de canon.
La bouche ouverte de Dell s’est instantanément refermée, la force pure irradiant de multiples cercles concentriques miniatures autour de sa tête, brisant brutalement sa mâchoire et ses dents.
Une vague de force déferla sur la tête de Dell, ses pieds se soulevant du sol comme s’ils étaient pris dans le sillage d’une puissante explosion.
Mais Dell eut encore moins de temps pour comprendre cette nouvelle douleur, car l’instant d’après, un coup de pied tournoyant atterrit sur sa joue droite.
La mâchoire de Dell explosa dans une gerbe de sang et de dents brisées, le côté plat de la jambe d’Atticus agissant comme un bélier en entrant en collision avec la mâchoire de Dell.
La force de l’impact brisa ses dents restantes comme du verre fragile, le projetant vers la gauche, le faisant heurter le mur de l’autre côté de la classe avec un craquement écœurant.
C’est alors que le monde retrouva son mouvement et que chacun des élèves de deuxième année comprit les événements.
Il va sans dire que les réactions de tous les élèves de deuxième année présents étaient un spectacle à voir, beaucoup d’entre eux plissant les yeux et les regardant d’un air sombre.
Toute cette destruction avait été causée par lui ?
Les élèves de deuxième année qui étaient assis à côté de Dell s’étaient depuis longtemps éloignés d’Atticus.
C’était avant même qu’ils ne réalisent ce qui se passait ; c’était une réaction complètement instinctive pour laquelle beaucoup d’entre eux remerciaient leur bonne étoile.
Ils sortirent chacun leur arme, le regard fixé sur Atticus.
‘Pourquoi le jeune maître est-il ici ?’ Un jeune homme aux cheveux blancs, assis au deuxième rang, plissa légèrement les yeux.
Il s’agissait de nul autre que Hogan Ravenstein, le chef des jeunes de la famille Ravenstein en deuxième année qu’Atticus avait rencontré le premier jour de son arrivée sur le campus de l’académie.
Après avoir entendu parler d’Atticus sur Aurora, Hogan avait immédiatement voulu se joindre à la guerre contre les jeunes Nebulons. Il était éternellement reconnaissant à Atticus de lui avoir sauvé la vie ainsi que celle des autres au camp du corbeau.
Mais Atticus lui avait dit que ce n’était pas nécessaire et lui avait dit de se retirer, mais maintenant, allaient-ils aussi faire la guerre aux Alverians ? C’était ce qui se passait.
À chaque fois, lors de chacune de ses raclées, il y avait quelque chose qui restait toujours le même : le silence complet et total d’Atticus.
Beaucoup auraient préféré piquer une colère et crier à pleins poumons, mais Atticus n’aimait jamais parler ; il ne disait pas un seul mot.
Il estimait que ce n’était pas nécessaire. Dell savait ce qu’il faisait ; il n’était pas nécessaire de le lui rappeler.
Il n’y avait qu’une seule chose qui importait à Atticus pendant chaque passage à tabac, et c’était d’infliger une douleur inimaginable à ceux contre qui sa colère était dirigée.
Compte tenu de tout ce qui venait de se passer, beaucoup penseraient qu’Atticus allait trop loin. Il venait littéralement de percer le bâtiment de première année, perturbant et alertant complètement l’ensemble de l’académie, et cela ne s’arrêtait pas là.
Il avait fait exactement la même chose pour le bâtiment de deuxième année, perturbant la classe de deuxième année et peut-être toutes les classes en cours dans le bâtiment.
Non seulement il n’avait rien dit, mais il s’était immédiatement mis à frapper un étudiant de deuxième année.
Même si ledit étudiant avait commis un grave péché, n’aurait-il pas pu attendre la fin du cours pour l’attaquer ? Il y avait littéralement des centaines de façons de procéder.
C’était trop, beaucoup le penseraient.
Mais Atticus ne le pensait pas ; son raisonnement avait été complètement différent.
Il était allé aussi loin pour deux raisons : la première concernait la raclée de Dell. Si Atticus avait attendu la fin du cours, il n’aurait eu que deux heures pour le torturer, ce qui était totalement inacceptable, surtout si l’on considère que ce salaud pouvait se cacher dans sa division et ne pas revenir en cours si Atticus n’arrivait pas à le réduire en esclavage.
Atticus ne pouvait pas laisser faire ça, pas même pour un million de dollars.
Quelqu’un devait payer pour tout, et ce quelqu’un devait être lui.
Et la deuxième raison était qu’Atticus voulait envoyer un message. Un message à l’ensemble de l’académie.
Un message qu’il aurait dû envoyer dès son arrivée à l’académie ; il n’était pas à leur hauteur.