Chapitre 398 – Cerveau
Chapitre 398 – Cerveau
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
‘Je vois.’
Ces deux mots résonnèrent continuellement dans la tête d’Atticus comme un tambour retentissant dans une caverne silencieuse.
Le son d’Isabella parlant dans la pièce devint une symphonie étouffée alors qu’Atticus entrait dans un état de profonde contemplation.
Il venait de parvenir à une conclusion importante, une réponse qui mettrait fin à tout ce qui se passait actuellement.
Atticus était actuellement dans la salle de classe, à sa place habituelle entre Zoey et Kael. Comme on pouvait s’y attendre, le cours était en cours et Isabella enseignait aux élèves les zorvans.
C’était ce qu’il avait fait plus tôt, en écoutant attentivement en classe. Et cela jusqu’à ce qu’il reçoive soudainement une notification sur son artefact.
Après avoir subtilement vérifié la notification, Atticus avait été très surpris de voir qu’elle concernait une alerte particulière qu’il avait déclenchée plus de deux semaines auparavant.
Beaucoup se demanderaient, quelle alerte ?
Et pour répondre à cette question, il faudrait remonter à quelques semaines en arrière, exactement au jour où Atticus avait perdu pour la première fois 100 % de ses points.
Ce jour-là, après avoir découvert que quelqu’un avait réduit en esclavage 100 membres de sa division, Atticus avait assommé chacun des jeunes et, à leur insu, les avait emmenés dans la forêt.
Personne, pas même le jeune Ravenstein, ne savait ce qu’Atticus avait fait dans cette forêt. Il avait furtivement emmené les 100 jeunes dans la forêt et était revenu au camp quelques minutes plus tard.
Ce qu’Atticus avait fait dans la forêt était triple.
Il avait déclenché un massacre dans la forêt, allant même jusqu’à utiliser l’art Katana pour la vitesse, afin de gagner un maximum de points.
Et après cela, Atticus s’était rendu à la boutique de l’académie. Puis, après avoir parcouru les articles de la boutique à toute vitesse pendant quelques secondes, le regard d’Atticus s’était brusquement arrêté sur l’un d’eux.
Le Whisperstrand.
Le Whisperstrand était un ingénieux artefact de niveau Avancé conçu pour se fondre parfaitement dans les mèches de cheveux d’un individu, le rendant pratiquement indétectable.
Lorsqu’il était activé, le Whisperstrand émettait des nanorobots qui s’inséraient secrètement dans les follicules pileux, s’intégrant à la structure du cheveu au niveau moléculaire.
Cette intégration était si subtile que les individus de niveau inférieur à Avancé n’étaient même pas conscients de leur présence.
Une fois fusionné avec les cheveux, le WhisperStrand fonctionnait comme un dispositif de surveillance sophistiqué, surveillant et stockant silencieusement chaque aspect des expériences et des interactions de la personne qui le portait.
Il s’agissait d’une technologie avancée qui garantissait son fonctionnement quelles que soient les activités de la personne qui le portait, y compris se laver ou même se coiffer.
Et puis, la caractéristique la plus importante : Atticus pouvait accéder à distance à l’appareil depuis son artefact, ce qui lui permettait de voir ce que les jeunes espions voyaient.
Bien sûr, ils n’étaient pas infaillibles. C’était des artefacts de niveau Avancé, et bien que subtils, chacun d’eux émettait de faibles quantités de mana qui seraient facilement détectées par un individu de rang Avancé.
Mais malheureusement pour Lark et les autres jeunes Alverians qui s’étaient adressés à eux, ils étaient tous restés en dessous du rang Avancé.
Chaque brin de chuchotement avait été évalué à 18 000 points d’académie, et après avoir libéré toute sa puissance dans la forêt, il avait pu rassembler suffisamment de points pour en acheter un certain nombre et les implanter sur plusieurs des cent jeunes.
Dès qu’Atticus avait découvert l’existence des 100 jeunes asservis, cela avait été son plan depuis le début.
Beaucoup croiraient qu’Atticus avait choisi d’être passif parce qu’il ne savait pas quoi faire, mais ils auraient tort.
Le plan d’Atticus était de donner l’impression qu’il ne savait pas quoi faire, qu’il n’avait aucun plan. Il avait permis à chacun des 100 jeunes de suivre des cours juste pour cette raison.
Et tout cela pour que, chaque fois qu’ils approcheraient l’un des jeunes, son artefact l’alerterait et qu’il puisse connaître et voir ses agresseurs.
Des personnes plus perspicaces se demanderaient, c’était une stratégie évidente, les agresseurs pouvaient-ils être assez stupides pour ne prendre aucune mesure à cet effet ?
Et bien, la réponse était assez simple. Chacun des jeunes avait une stratégie, les agresseurs pouvaient-ils être assez stupides pour ne prendre aucune mesure à cet effet ?
Ils avaient signé un contrat avec l’académie. Ils ne pouvaient divulguer aucune information sur l’attaquant à Atticus, et Atticus pouvait parier une fortune qu’ils avaient également reçu l’ordre de ne pas les trahir de quelque manière que ce soit.
Le fait de porter sciemment un dispositif de surveillance constituait manifestement une violation de cette règle. Et c’était exactement la raison pour laquelle Atticus avait agi ainsi à leur insu et à l’insu de tous.
La deuxième précaution avait été de couvrir tout son corps afin de ne pas être reconnu. Cela aurait bien sûr fonctionné, mais avec une intelligence aussi développée que celle d’Atticus, ce n’était rien.
Tout avait fini par porter ses fruits puisqu’il avait appâté les auteurs du crime et, surtout, qu’il les avait vus.
Pour être honnête, il avait complètement compté sur Seraphin ou son frère pour être le cerveau de sa situation actuelle. Jamais il n’aurait pensé qu’il n’en était pas même proche.
Oui, chacun d’eux avait été complètement couvert, mais même si Atticus n’était pas très sociable et n’était pas vraiment doué pour les choses impliquant la politique, s’il y avait une chose dont Atticus pouvait se vanter fièrement avec sa grande intelligence, c’était sa parfaite capacité de rétention de la mémoire.
Peu importe le temps écoulé ou la brièveté, même un simple coup d’œil suffisait. Atticus n’oublierait jamais.
Bien qu’il n’ait pas pu voir leurs visages, il avait pu les entendre parler, il avait vu toutes les nuances de leurs mouvements, de leurs silhouettes, de leurs gestes et de leur posture. Atticus les avait tous vus.
Celui qui avait donné l’ordre aux 100 étudiants était le même jeune qui avait parlé à Lila à l’époque où chacun des jeunes de 15 ans du domaine humain s’était rassemblé sur l’esplanade devant l’académie.
Il s’était souvenu du même ton agaçant lorsqu’il avait parlé. Atticus ne s’était pas soucié d’apprendre le nom du jeune, mais ce n’était pas le plus important dans cette situation. Il n’y avait qu’une seule chose sur laquelle Atticus se concentrait.
Il avait enfin découvert le cerveau derrière toute cette attaque contre lui, la famille Alverian.