Chapitre 38 – Trésor
Chapitre 38 – Trésor
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Côte à côte, Atticus et Avalon descendirent dans le sous-sol caché du manoir.
Alors qu’ils descendaient, Atticus se dit : « Bien sûr qu’il y a un sous-sol secret. »
Leurs pas résonnèrent dans le couloir faiblement éclairé jusqu’à ce qu’ils atteignent un mur sans prétention. Le sourire d’Avalon laissait entrevoir la surprise à venir, ce qui attisa la curiosité d’Atticus. D’un geste de son bras droit et d’une poussée de mana, le mur s’illumina.
« Il reconnaît ma signature de mana. Personne d’autre ne peut l’ouvrir à part moi ou ton grand-père », expliqua Avalon.
Alors que la lueur du mur s’estompa, le mur s’ouvrit, révélant une plate-forme surélevée gravée de runes.
« La plate-forme est un téléporteur. Elle te transportera dans le royaume de notre caveau familial », poursuivit Avalon. Le concept laissa Atticus bouche bée. « Je devrais lire davantage à ce sujet », pensa-t-il.
La voix d’Avalon devint ferme lorsqu’il donna une directive : « Toi seul peux entrer. Choisis une arme et un art, pas plus. »
Atticus acquiesça. Il monta sur la plate-forme et une lueur rayonnante l’enveloppa immédiatement, engloutissant sa forme. La voix inquiète d’Avalon résonna dans l’air : « J’espère qu’il n’essaiera pas d’obtenir « ces » armes. »
La transition fut à la fois rapide et surréaliste. Atticus se retrouva dans une vaste salle, avec des étagères remplies de livres et un éventail d’armes exposées.
« Jackpot ! » dit Atticus avec un sourire.
Sans perdre un instant, Atticus s’aventura plus loin dans la salle.
Alors qu’il explorait la vaste salle, son regard s’attarda sur les armes exposées. Il ne put s’empêcher de se rappeler la classification des arts et des armes.
Les armes étaient simplement classées en fonction de leur grade, allant du rang novice au rang paragon. D’autre part, les arts étaient classés en fonction de leur potentiel.
Un art au potentiel latent ne pouvait fournir qu’une force de sortie de rang novice, tandis qu’un art au potentiel transcendant avait le potentiel d’atteindre à terme une force de rang paragon. Bien sûr, atteindre de tels niveaux nécessitait un entraînement rigoureux.
En se déplaçant dans la salle, rien ne parvint à capter son intérêt. Sans se décourager, il continua à avancer.
Ses pas le menèrent plus loin, jusqu’à ce qu’il arrive à une plate-forme surélevée qui présentait un ensemble de cinq armes, un glaive, un gantelet, une lance, un katana et un bâton, chacune possédant une qualité supérieure qui la distinguait des autres.
Un panneau attira son attention, proclamant en termes simples mais profonds : « Si l’arme te choisit, alors elle est à toi. »
« C’est ça ! » dit Atticus avec un sourire.
« Les trésors qui se trouvent là-bas sont probablement nuls. Les vrais bijoux sont ici », se dit-il.
Cependant, Atticus ne put s’empêcher de remarquer la connotation inquiétante. « Et si elle ne te choisit pas ? », exprima-t-il sa préoccupation à voix haute. Un bref silence s’ensuivit avant qu’il n’ajoute : « Mais bon, c’est la réalité. Je m’attendais à moitié à un gardien fantomatique ou quelque chose comme ça. »
« Papa aurait dit si c’était dangereux », se rassura Atticus. Il croyait que son père l’aurait prévenu s’il y avait un risque pour sa vie.
Dans cet esprit, Atticus opta pour le katana. Le contact de sa main avec le katana déclencha une transformation éthérée, transportant sa conscience en lui.
Atticus se retrouva sur une plate-forme, entouré d’obscurité. Et devant lui se tenait un homme, impassible. Il était vêtu d’un costume traditionnel japonais, qui semblait flotter comme pris dans une brise invisible, dégageant une aura de détermination inébranlable.
Un katana reposait à ses côtés, sa présence en gaine incarnant la maîtrise. La tenue d’Atticus reflétait celle de son homologue énigmatique, avec un katana également à ses côtés.
« Mais que se passe-t-il ? » se demanda Atticus.
Mais avant qu’il n’ait le temps de rassembler ses pensées, d’un mouvement fluide, l’homme adopta une position, les mains posées sur la poignée du katana. Le murmure de
{Entaille transcendante : grâce de Dieu}
marqua le début d’une séquence qui défia la perception d’Atticus. Le temps lui-même sembla se fragmenter, la réalité laissant place à une chorégraphie d’une élégance transcendante.
Pour Atticus, il n’y eut aucune sensation de douleur, aucune conscience viscérale de son destin. Au lieu de cela, un détachement serein l’enveloppa, observant sa propre décapitation avec une clarté d’un autre monde. Une dernière pensée se forma dans son esprit avant que tout ne se dissolve dans le vide : « Ah, je viens d’être décapité. »
À bout de souffle, Atticus reprit conscience une fois de plus devant le katana, sa main se dirigeant instinctivement vers son cou alors qu’une pensée incrédule résonnait dans son esprit : « Est-ce que je viens de mourir ? »
La soudaineté de sa défaite le rongeait. Cherchant à comprendre ce qui venait de se passer, il marmonna : « Putain ! Je ne l’ai même pas vu bouger. »
Reprenant son sang-froid, Atticus s’efforça de retrouver ses repères.
« Elle n’aurait pas été exposée aussi ostensiblement si elle n’avait pas été difficile à obtenir. » Comme pour se réconforter dans sa propre détermination, il prit une profonde inspiration, conscient du chemin ardu qui l’attendait.
« D’accord, se dit-il, il semble que je ne risque pas de mourir. Je vais récupérer cette épée, peu importe le temps que cela prendra. »
Avec une conviction inébranlable, Atticus recommença le rituel, ses doigts touchant la poignée du katana. Une fois de plus, sa conscience plongea dans le royaume énigmatique.
À l’intérieur, Atticus dégaina rapidement son katana, faisant jaillir du mana dans son corps et manipulant l’air même pour amplifier sa vitesse, se préparant à tout ce qui pourrait se présenter à lui.
Pourtant, les échos de sa tentative précédente se répétèrent, les mouvements de l’homme une symphonie de maîtrise qui échappait à la compréhension d’Atticus.
Atticus fut décapité une fois de plus.