Chapitre 371 – Trembler
Chapitre 371 – Trembler
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Ce n’était pas violent ; en fait, l’impact sur le sol n’était même pas intense. On pourrait même dire qu’il était doux.
Mais les événements qui en ont résulté étaient tout sauf doux.
On aurait dit que la terre gémissait, comme si elle était incroyablement insatisfaite de quelque chose.
Le sol tremblait alors que tout le campement tremblait.
Les bâtiments autrefois robustes de l’académie gémissaient et craquaient sous la tension, leurs fondations testées au bord de l’effondrement.
Au milieu du chaos, les étudiants du camp luttaient pour maintenir leur équilibre, leurs pieds glissant et dérapant sur le sol instable.
Le regard d’Aurora se tourna vers le côté alors qu’elle sentait la salle d’entraînement avancé trembler.
Elle déplaça instantanément sa tête sur le côté, esquivant un coup de poing imprégné de feu qui menaçait de lui faire exploser la tête.
« Arrête le combat ! » ordonna-t-elle instantanément, ses mots étant immédiatement suivis par l’arrêt des mouvements du robot qui se mit à se tenir tranquillement sur le côté.
Aurora se trouvait alors dans la salle d’entraînement avancé, en train de combattre une donnée aléatoire d’un élémentaliste du feu qu’elle avait choisi.
Chaque fois qu’Atticus n’utilisait pas la salle d’entraînement avancé, chacun des jeunes Ravenstein avait déjà établi un calendrier pour savoir qui pouvait l’utiliser et quand.
Certains avaient même choisi de s’entraîner ensemble dans la salle, mais Aurora avait refusé de le faire.
Elle avait heureusement ou malheureusement pris la mauvaise habitude de garder toutes ses capacités pour elle, à cause d’un garçon aux cheveux blancs en particulier.
Et elle venait de ressentir l’intense tremblement de terre qui avait soudainement frappé le camp.
Aurora se tourna instantanément vers la sortie et libéra une énorme explosion de ses pieds, se propulsant vers la porte.
Aurora ne fut pas la seule à se précipiter pour voir ce qui se passait. Lucas, Nate et les autres jeunes Ravenstein abandonnèrent ce qu’ils faisaient et se précipitèrent dehors pour voir ce qui se passait.
Les membres de la division qui avaient été proches d’Atticus avaient depuis longtemps perdu pied, chacun d’eux tremblant intensément sur le sol.
Ils avaient chacun subi de plein fouet à la fois l’aura froide d’Atticus et le tremblement de terre. Personne n’aurait espéré se retrouver dans leur situation.
Le regard perçant d’Atticus s’abattit sur les jeunes gens, faisant naître une vague d’appréhension dans leurs rangs.
Leurs cœurs s’emballèrent à l’unisson, leurs dents claquèrent nerveusement sous le poids de son regard froid.
Malgré la tension dans l’air, le visage d’Atticus resta impassible, ne révélant aucune émotion lorsqu’il donna son ordre.
« Je veux que tous les membres de cette division se rassemblent immédiatement sur le terrain d’entraînement. »
Sa voix traversa le paysage tremblant avec un calme inquiétant, dénué de toute urgence ou agitation. C’était comme s’il s’engageait simplement dans une conversation informelle.
Mais chacun des jeunes de la région l’entendit. Et comme s’ils savaient tous qu’il ne plaisantait pas, chacun d’eux sembla s’immobiliser alors qu’ils se redressaient tous instantanément.
Personne ne savait qui avait commencé, mais en quelques secondes, chacun d’eux criait les mêmes mots à pleins poumons :
« Rassemblez-vous immédiatement sur le terrain d’entraînement ! Le chef veut voir tout le monde ! »
Atticus détourna le regard des étudiants qui s’affairaient à rassembler les autres membres de la division.
Puis il se dirigea tranquillement vers le terrain d’entraînement, où il arriva en quelques secondes.
Atticus se dirigea vers le sommet de la plate-forme surélevée et se posta à l’avant, face au reste du terrain d’entraînement.
Puis, il ferma les yeux et attendit.
La silhouette flamboyante d’Aurora fut la suivante à arriver dans la zone. Elle survola le camp pour essayer de trouver s’il y avait eu des menaces ou une attaque contre le camp, mais elle fut un peu choquée de ne rien voir.
Le camp n’était pas attaqué ; la seule agitation était due à certains membres de la division qui couraient dans le camp.
Aurora était sur le point d’atterrir et de demander à l’un des étudiants ce qui se passait, mais elle vit alors Atticus debout sur la plate-forme surélevée du terrain d’entraînement.
Aurora se tourna instantanément dans cette direction et se propulsa avec feu dans sa direction.
Atterrissant à quelques mètres de lui, « Tu… » Au moment où elle s’apprêtait à parler, Aurora s’arrêta soudainement.
‘Qu’est-ce qui ne va pas chez lui ?’ se demanda-t-elle. Aurora avait passé les cinq dernières années avec Atticus, et elle savait mieux que quiconque comment déceler chacune de ses émotions d’un simple coup d’œil.
Elle n’avait même pas besoin de sentir l’aura froide émanant d’Atticus. Il lui suffisait de le regarder pour savoir qu’il était en colère.
Aurora ne dit rien. Elle s’approcha et se posta derrière Atticus sans prononcer un mot.
Lucas, Nate et les autres arrivèrent un moment plus tard et ressentirent tous l’aura froide qu’Atticus dégageait.
Ils choisirent chacun sagement de garder leurs remarques et leurs questions pour eux et se tinrent tranquillement derrière Atticus, sur la plate-forme surélevée.
Puis, ils attendirent que le reste des jeunes se rassemble sur le terrain d’entraînement.
Il était 19 h moins 20 minutes et, alors que la nuit tombait, le soleil n’était pas encore complètement couché. Il y avait encore beaucoup de lumière.
Heureusement, les élèves n’étaient pas tous des passionnés d’entraînement comme Atticus et étaient tous rentrés au camp après les cours.
Après quelques minutes, des membres de la division qui avaient chassé et s’étaient entraînés dans la forêt à ceux qui étaient à l’intérieur, tous les membres de la division se rassemblèrent tranquillement devant Atticus.
Leur chef avait appelé, et aucun d’entre eux n’osa désobéir.
Tout le terrain d’entraînement sombra dans un silence palpable alors que chacun d’eux concentrait son regard sur Atticus, attendant qu’il s’adresse à eux.
Et ils n’eurent pas à attendre longtemps, car après quelques secondes, les yeux d’Atticus s’ouvrirent et chacun des jeunes présents dans la zone sentit immédiatement son cœur se serrer.
Puis, d’une voix qui trancha la tension comme un couteau, Atticus parla.
« À exactement 18 h 28, cent d’entre vous sont morts. Je voudrais que ces cent-là sortent des rangs maintenant. »