Chapitre 213 – Passer à travers
Chapitre 213 – Passer à travers
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Atticus se concentrait entièrement sur sa paume en contact avec la barrière de mana, essayant de disséquer et de comprendre les détails complexes de la signature de mana contenue dans la barrière de mana.
Au cours de cette analyse, il avait méticuleusement ajusté sa propre production magique pour imiter la signature spécifique.
Atticus se tenait debout, les yeux fermés, sans bouger d’un pouce pendant plus de 30 minutes.
Et juste au moment où il semblait que rien n’allait se passer, soudain une explosion de mana irradia du cœur d’Atticus, l’engloutissant immédiatement.
C’était très similaire à la fois où Atticus utilisait l’art de la Cape Éthérée, mais si l’on regardait de plus près, on pouvait voir une différence flagrante entre les deux natures de mana.
En utilisant la Cape Éthérée, tout comme l’environnement, le mana enveloppant Atticus serait aussi libre et adaptable que le mana naturel de l’environnement.
Mais le mana enveloppant actuellement Atticus n’était pas aussi amical et adaptable que celui de l’environnement ; il était complètement volatil. C’était comme s’il repoussait activement tout ce qui n’avait pas la même nature/signature que lui.
Mais Atticus ne pouvait reproduire avec succès la signature de mana que pendant un bref instant. La raison résidait dans la nature dynamique des signatures magiques, qui ne sont pas statiques mais constamment influencées par les émotions, les expériences et l’état d’être de l’individu, même lorsque celui-ci se trouve à des centaines de kilomètres de là.
L’intelligence d’Atticus lui permet de saisir momentanément ces subtilités, mais il devient progressivement difficile de maintenir la reproduction exacte au fil du temps à mesure que l’essence magique de la cible change.
Dès que la cape de mana enveloppa chaque partie de sa forme, Atticus fit immédiatement un grand pas en avant.
Et comme si le mur de terre devant lui n’existait pas au départ, son corps le traversa simplement, quittant la petite clairière.
De retour dans la salle de contrôle, le sourire d’Isabella s’élargit alors qu’elle regardait l’écran affichant Atticus.
« Il a copié la signature de mana de la barrière », son cœur s’emballa en comprenant ce qu’Atticus venait de faire.
Un élève de première année de l’académie, un garçon de 15 ans, avait parfaitement reproduit la signature de mana d’un autre individu contenu dans une barrière pendant une fraction de seconde et l’avait utilisée pour traverser ladite barrière ?
Si Isabella racontait cela à qui que ce soit, même à ses amis les plus proches, sans le prouver par des preuves concrètes, il n’y aurait qu’une seule question qu’ils lui poseraient tous : « Ton cerveau fonctionne-t-il correctement ? »
Et on ne pouvait vraiment pas leur en vouloir de réagir ainsi.
C’était tout simplement ahurissant !
C’était historique !
C’était révolutionnaire !
‘Mais qu’est-ce que la famille Ravenstein a encore inventé cette fois-ci ?’, pensa Isabella. Sa curiosité initiale à propos d’Atticus ne put s’empêcher de se transformer subtilement en peur.
Magnus avait été un talent monstrueux, Avalon l’avait été aussi, mais avec ce qu’Atticus venait de faire, il ne pouvait même plus être classé comme un jeune talentueux ni même un talent monstrueux.
Isabella avait vu beaucoup de jeunes talents aller et venir à l’académie, mais Atticus était fondamentalement une nouvelle espèce qu’elle ne savait pas comment gérer.
« Oi Oi Oi, est-il même humain !? »
Les pensées d’Isabella furent interrompues par les murmures frénétiques de l’un des opérateurs.
De toutes les personnes présentes dans la pièce, seule Isabella souriait.
Les autres opérateurs arboraient tous des expressions sombres sur leurs visages, beaucoup d’entre eux n’en croyant pas leurs yeux.
« Hé, il serait peut-être temps de faire un rapport et d’arrêter ça. Il n’est pas censé trouver cet endroit si tôt. »
En entendant la suggestion de l’opérateur, l’expression d’Isabella ne changea pas. ‘Pas question’, pensa-t-elle.
Il était hors de question qu’elle permette que tout cela se termine maintenant, après être allés aussi loin.
« Attendons de voir », dit simplement Isabella.
De nombreux opérateurs écarquillèrent les yeux en entendant les ordres d’Isabella, l’un d’eux exprimant immédiatement son désaccord :
« C’est trop dangereux ! La bête à l’intérieur est un maît… »
Mais sa voix fut coupée net quand Isabella se retourna soudainement et le regarda froidement.
L’opérateur se figea soudainement, des gouttes de sueur se formèrent sur son front alors qu’il sentit des frissons le parcourir.
Ils connaissaient tous trop bien ce côté d’Isabella.
Il y avait une raison pour laquelle, malgré le fait qu’Isabella les traitait tous équitablement, aucun d’entre eux n’osait encore franchir la ligne.
Et c’était parce qu’ils le savaient tous trop bien ; elle pouvait devenir un démon à tout moment.
La dernière fois que quelqu’un l’avait énervée, eh bien, disons qu’il n’allait plus énerver personne jusqu’à la fin de ses jours.
« J’ai dit de laisser ça. L’artefact qu’il porte n’est pas une maudite décoration. Sa vie ne sera jamais en danger, alors ferme-la et regarde », déclara froidement Isabella, détournant son regard de l’opérateur qui tremblait déjà sur son siège.
Elle reporta son attention sur Atticus, ne prêtant pas attention à la tension qui régnait dans l’air.
Soudain, la porte de la salle de contrôle s’ouvrit pour laisser apparaître un groupe d’hommes qui entraient dans la salle.
Beaucoup d’entre eux avaient l’air épuisé, comme s’ils s’étaient déjà attendus à ce que les prochaines heures soient ennuyeuses.
« Nous sommes là ! Vous pouvez terminer votre service », déclara soudain l’homme qui se tenait à l’avant du groupe.
Mais contrairement aux réponses joyeuses et exagérées auxquelles il s’attendait, il n’obtint qu’un silence complet.
‘Que se passe-t-il ?’ se demanda-t-il.
Aucun des opérateurs ne les regardait ; tous les regards étaient rivés sur un grand écran situé en haut.
Les nouveaux venus suivirent leurs regards pour voir ce qu’ils regardaient, et leurs bouches ne purent s’empêcher de s’ouvrir en grand lorsqu’ils virent où se trouvait Atticus à ce moment-là.
Après cela, plus personne ne parla. Ils concentrèrent tous leur regard sur le garçon aux cheveux blancs à l’écran.
Dès qu’Atticus franchit la barrière de mana, il se retrouva dans un espace totalement sombre.
Il faisait si sombre qu’il ne pouvait rien voir, même en agitant les mains devant son visage.
« Ce niveau d’obscurité ne peut pas être normal », se demanda Atticus. Il était très anormal de voir une obscurité d’une telle intensité.
Quelle que soit la profondeur d’une grotte, même en l’absence de source de lumière, on devrait pouvoir au moins percevoir de vagues contours ou formes une fois que nos yeux se sont adaptés à l’obscurité.
Mais cette obscurité était différente.
Peu importe le temps qu’il restait debout, il n’arrivait pas à voir quoi que ce soit.
‘Dommage que ma perception ne soit pas accompagnée d’une vision nocturne’, pensa Atticus avec une pointe d’humour.
La perception d’Atticus ne lui permettait malheureusement pas de voir la nuit. Sa vision était exceptionnellement meilleure que celle de la plupart des gens, mais seulement s’il pouvait voir.
Décidant de ne pas perdre de temps, Atticus libéra instantanément une impulsion de mana de son noyau, lui permettant de ressentir chaque chose autour de lui.
Et ce qu’il ressentit était pour le moins choquant.