Chapitre 19 – Discours
Chapitre 19 – Discours
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Lorsque Magnus commença à parler, sa voix résonna dans la salle, un timbre grave qui semblait se répercuter jusque dans les os de ceux qui écoutaient. Ses paroles brisèrent le silence, portant le poids de ses émotions et l’urgence du moment.
« Notre famille a subi une perte douloureuse », déclara Magnus d’une voix teintée d’un mélange de tristesse et de détermination. « Ariel Ravenstein, un pilier de notre héritage, a été pris pour cible et nous a été enlevé. » Un murmure collectif d’accord parcourut l’assemblée, la douleur de leur perte gravée sur chaque visage.
Un sentiment de colère latente imprégnait l’air, une émotion partagée par toutes les personnes présentes. Les mots de Magnus avaient touché une corde sensible, leur rappelant la vulnérabilité qui avait été exposée, la perte de la peur et du respect qui avaient autrefois été synonymes du nom Ravenstein.
« Mais sachez », déclara Magnus d’une voix de plus en plus forte, « que nous ne resterons pas les bras croisés. L’Ordre Obsidien a osé nous défier, saper notre pouvoir et menacer notre famille. Cet affront ne restera pas sans réponse. »
Ses mots pesaient lourd dans l’air, une promesse d’action et de représailles. La pièce elle-même semblait vibrer de l’intensité de leur détermination collective. La famille Ravenstein, connue pour sa force redoutable et sa volonté indomptable, les fous du royaume humain, était prête à entrer en guerre.
Le regard de Magnus balaya l’assemblée, ses yeux rencontrant chaque paire avec une intensité inébranlable. « On ne badine pas avec nous », proclama-t-il, sa voix portant le poids de siècles d’histoire.
La pièce tomba dans un silence feutré, la gravité de ses paroles faisant son effet.
D’une voix empreinte d’une détermination inébranlable, Magnus conclut : « Moi, Magnus Ravenstein, déclare la guerre à l’Ordre Obsidien ! Que le domaine humain soit une fois de plus témoin de la puissance de la famille Ravenstein. »
La pièce resta silencieuse, l’air chargé d’anticipation. La voie à suivre était claire : la vengeance.
Après la réunion de famille, une détermination palpable flottait dans l’air alors que les Ravenstein se dispersaient. Parmi eux, Avalon marchait aux côtés de Nathan, Lyanna et Sirius.
Au milieu de leur démarche solennelle, la voix de Lyanna trancha l’atmosphère chargée, relayant des informations importantes. Ses mots avaient un ton d’acier alors qu’elle faisait part d’une récente découverte : « Nous avons attrapé et interrogé un homme chez les Gardiens Sentinelles », commença-t-elle. « C’est lui qui a orchestré la mission d’Ariel. Un espion de l’Ordre Obsidien. »
La mâchoire d’Avalon se serra, sa colère bouillonnant sous la surface. « Et qu’a-t-il révélé ? » demanda-t-il d’une voix basse et grondante.
Le regard de Lyanna ne vacilla pas tandis qu’elle poursuivait : « Il a révélé que le cerveau derrière le ciblage d’Ariel est un homme nommé Ronad. Il est à la tête de la branche de l’Ordre Obsidien dans le secteur 4. »
« Il semble », poursuivit-elle, « que le motif de Ronad soit personnel. Ariel avait tué son fils lors d’une de ses missions, le poussant à se venger. »
Les poings d’Avalon se serrèrent sur ses flancs, sa colère s’intensifiant. « Ronad », bouillonna-t-il, le nom dégoulinant de venin. « Je veux qu’on le trouve. Toutes les ressources à notre disposition, Lyanna. Ne ménage rien. Préviens-moi dès que vous avez une piste. »
Lyanna acquiesça, l’expression résolue. « Considère que c’est fait, Avalon. »
Alors que Lyanna s’éloignait, Sirius s’avança. « Tu devrais te calmer, Avalon. Nous l’aurons et il paiera pour ça », dit-il en posant une main rassurante sur les épaules d’Avalon.
Avalon poussa un profond soupir, sa voix pleine de détermination. « Ouais. L’Ordre Obsidien a osé nous prendre pour cible, nous allons nous assurer qu’ils le regrettent ! »
« Je vais rester au domaine pour le moment. Au fait, où est ton fils ? Je pense qu’il est temps que je le voie », demanda Sirius en tapotant doucement les épaules d’Avalon.
« Il est dans le manoir », répondit Avalon.
« Très bien, je m’en vais. Nous l’aurons, Avalon. Ne t’inquiète pas », l’assura Sirius, le regard inébranlable.
La gratitude d’Avalon était évidente alors qu’il hochait la tête. « Merci. »
Sur ces mots, Sirius partit, laissant Avalon à ses pensées.
Pendant ce temps, la silhouette légèrement corpulente de Nathan reflétait le poids de la situation alors qu’il marchait aux côtés du groupe, l’expression empreinte d’inquiétude. Sa déclaration murmurée coupa court à la tension. « Ça va coûter beaucoup d’argent », grommela-t-il, l’esprit déjà en ébullition avec des calculs.