Chapitre 146 – Choc
Chapitre 146 – Choc
Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Atticus lutta pour se lever, ses mains tremblant alors qu’elles s’appuyaient sur le sol dur. Les effets résiduels de l’éclair envoyaient des contractions sporadiques à travers ses muscles, faisant de chaque tentative de se lever une tâche intimidante.
Avec une exclamation murmurée, « Merde », il parvint à exprimer la frustration et l’inconfort qui le parcouraient.
« Au moins, préviens-moi avant », se plaignit Atticus, en s’assurant que c’était aussi subtil que possible.
Non seulement il n’était pas assez proche de Magnus pour lui parler de cette façon, mais l’homme était un paragon. Il n’avait aucune intention de manquer de respect à un homme qui pouvait effacer son existence d’un simple souffle.
Bien qu’Atticus sût que Magnus se souciait de la famille, il ne savait pas si c’était dû à des liens familiaux ou simplement au devoir.
Mais même si Atticus avait voulu que sa plainte soit silencieuse, Magnus avait tout entendu clairement.
‘Je vais devoir utiliser mes autres sens pour voir’, pensa Atticus, et juste au moment où il s’apprêtait à se concentrer, un autre éclair le frappa en plein torse, le faisant trembler et jurer à nouveau.
Des deux fois où il avait été frappé, Atticus remarqua quelque chose.
Chaque éclair qui le frappait avait juste assez d’intensité pour le blesser et l’immobiliser pendant quelques instants. Mais aucun d’entre eux n’était quelque chose qu’un rang intermédiaire serait capable de gérer.
Il était évident que Magnus avait une idée précise de sa force, de rang avancé.
Même s’il utilisait son talent « dissimulation » pour apparaître comme un rang intermédiaire aux yeux de tous et même de Magnus, il semblait que Magnus avait déjà compris qu’il était bien plus fort qu’il n’y paraissait.
‘Alors pourquoi ne me pose-t-il pas de questions à ce sujet ?’ se demanda Atticus avec beaucoup de difficulté en raison de la foudre qui parcourait son corps, le faisant perdre sa concentration à chaque fois.
Atticus était perplexe depuis qu’il s’était réveillé après l’attaque du camp du Corbeau. Depuis son réveil, on ne lui avait pas demandé une seule fois comment il avait soi-disant vaincu ces rangs experts.
D’où venait ce pouvoir ?
Personne ne lui avait posé la question. Même Anastasia, qui, il en était sûr, lui aurait demandé des explications, n’avait rien demandé.
Un garçon de 10 ans, de rang intermédiaire, qui avait vaincu trois experts, et personne ne lui avait posé de question à ce sujet ? C’était déconcertant et Atticus avait du mal à comprendre pourquoi.
Mais en voyant les actions de Magnus maintenant, tout cela avait un sens. Seul le commandement de Magnus pouvait avoir ce genre de pouvoir, au point que même Anastasia n’osait pas lui poser de questions, même si elle en mourait d’envie.
Magnus avait probablement ordonné à toute la famille de ne pas le questionner.
Atticus ne put s’empêcher de se rappeler ce que Cedric avait dit sur l’histoire de la famille Ravenstein et les armes de vie.
Chaque chef de famille était bien conscient de la puissance et du mystère des armes de vie.
Il était évident que Magnus soupçonnait déjà que son pouvoir accru provenait de l’arme de vie et essayait d’empêcher les gens de connaître les armes.
Un autre éclair fendit l’air, un trait aveuglant qui atteignit sa cible avec une précision infaillible : la poitrine d’Atticus.
L’impact le secoua de part en part, une force électrique qui brisa son équilibre. En un instant, Atticus fut projeté en arrière, son corps percutant le sol.
Après avoir échoué à réagir et à esquiver les éclairs pour la dixième fois, Magnus finit par commenter : « Tu le fais mal. Tu ne te concentres pas assez. »
Atticus, fulminant mentalement contre le barrage constant, rétorqua silencieusement : « C’est parce que tu n’arrêtes pas de me frapper avant que je puisse me concentrer ! »
« Lève-toi », dès que Magnus eut dit cela, des éclairs éthérés entourèrent Atticus, le soulevant du sol.
Atticus put immédiatement sentir la différence entre cette nouvelle foudre que Magnus avait conjurée et celle avec laquelle il l’avait frappé auparavant. Celle-ci était complètement exempte de volatilité.
C’était comme si tous les aspects volatils de la foudre avaient été supprimés, la rendant docile. « Ce contrôle, c’est remarquable », Atticus ne put s’empêcher d’admirer le contrôle de Magnus sur l’élément foudre.
Il pouvait également sentir les restes de foudre qui le traversaient initialement s’échapper de son corps.
Après seulement une seconde, alors que toute la foudre était aspirée, Atticus cessa de trembler et de s’agiter et put alors penser clairement.
« Tu es distrait. Tu dois te vider l’esprit et te concentrer sur une seule et unique chose : le son », ordonna Magnus.
Atticus acquiesça. Il expira profondément, se videra l’esprit et chassa toutes les pensées inutiles de sa tête.
Il inspira profondément et concentra tout son être sur une seule chose : le son.
Magnus le regarda en silence, choisissant d’attendre un peu avant d’attaquer cette fois-ci.
Atticus, immobile comme une statue, fit taire tous ses sens sauf son ouïe. Il se concentra sur la symphonie des sons de son propre corps : le battement régulier de son cœur, le flux rythmique du sang.
Élargissant son champ de conscience, il écouta attentivement l’environnement qui l’entourait.
Il resta ainsi pendant plusieurs minutes, sans bouger d’un pouce. Puis, lentement mais sûrement, Atticus entendit quelque chose.
C’était subtil au début, très subtil, mais en écoutant attentivement et de près, Atticus put identifier la source du son : c’était le son d’un battement de cœur. Pas le sien.
Les battements étaient irréguliers, battant lentement une seconde puis très vite la seconde suivante. Il ne lui fut pas difficile de deviner de qui il s’agissait. Il n’y avait qu’une seule autre personne dans la pièce à part lui, Magnus.
D’après le rythme irrégulier de ses battements de cœur, Atticus était sûr qu’il ne pouvait l’entendre que parce qu’il le permettait.
Alors qu’il commençait à s’habituer à cette sensation, Atticus perçut soudain un bruit.
Presque imperceptible, il ressemblait au son d’un objet fin fendant l’air à grande vitesse.
S’étant immédiatement rendu compte de ce que c’était, Atticus se précipita vers la gauche, évitant de justesse l’éclair. Alors qu’il était sur le point de se réjouir, un autre éclair le frappa soudainement en plein torse, le paralysant.